CR GRP 2012 80km

Le GRP selon olive : 

Tout a commencé en début d’année avec le choix des vacances d’été pour la petite famille Baron.

Madame souhaite partir dans les Pyrénées à Piau Engaly célèbre station de ski. Pas trop emballé par ce choix, je tarde un peu à donner mon accord.

Trois jours plus tard, Jean Mi Bossard envoie un mail à tous les raidlandeurs pour annoncer qu’il participerait avec Mitou au GRP  et que la date d’inscription est fixée au 12/02/2012 à 12 h12. Je m’informe sur internet du lieu et des caractéristiques de la course et je m’aperçois que Vielle Aure se situe à 25 km de Piau !!!!

Je reparle des vacances avec Meline, je lui dis que son choix me convient ; je lui demande juste de courir un p’tit trail en montagne pas loin de St Lary pour peaufiner ma prépa au raid des chaussées. Elle a vite compris le stratagème puisqu’elle avait vu circulé le mail (ne plus faire circuler les mails à ma femme, cela grille ma couverture).

Nous voila donc inscrit à trois sur le grand raid des Pyrénées, Mitou sur le 160 km, Jean Mi et moi sur le 80. Pour moi ce sera une découverte de la longue distance en montagne et déjà de nombreuses questions sur mes capacités à finir se posent….

Arrivée sur place, Mitou nous annonce qu’il jette l’éponge (un mal de dos le fait souffrir depuis le début de la semaine) mon plan élaboré depuis des mois pour dormir la veille de la course avec Annie tombe à l’eau ; Jean Mi me dis que je n’y perds rien car la seule chose qui différencie Mitou de Annie ce sont les poils (il n’a pas marqué de points l’ami)

Mitou s’improvise coach et nous accompagne à la visite obligatoire du sac et au breifing ,la pression monte doucement ….

Le soir devant un apéro et un repas pris en commun, j’essais d’avoir un maximum d’info sur la course grâce à mes deux compères qui n’en sont pas à leur coup d’essais. Il faudra partir vite pour éviter les bouchons et bien couvert, la météo  annonce moins de 10 degrés en altitude. Bien s’alimenter en salé et en soupe lors des gros ravitaillements. Courir dans les sections plus planes et marcher vite dans les montées. Faire sa course.

Il parle bien le chef mais moi ce qui m’inquiète c’est de finir et si possible avant la nuit !!!

Le stress s’installe, les questions fusent, la nuit sera courte.

Jean Mi a prévu son ordre de marche avec ses temps de passage à chaque contrôle, il me donne une copie de son road book qui me sera bien utile lors de la course (merci Jean Mi).

Nos suiveurs au nombre de 8 s’organisent pour être au plus prêt de la course. Le réveil à 3 h30 sera le même que nous pour Mitou, Annie, Helene et Line. Emeline  et les enfants  les rejoindront à 8 heures au camping pour un petit déj rapide. Ca se sont de vrais supporters.


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La course démarre comme prévue à 5 heures et nous sommes déjà aux  avant postes. Il ya une foule impressionnante pour un départ si tôt, nos supporters sont en place à 500 m. Je ressens le petit pincement au cœur de Mitou qui ne fait pas parti de la fête mais je pense qu’il a déjà pris rendez vous pour l’année prochaine (c’est la seule française qui lui manque en ultra, chapeau l’ancien).

Après deux trois petits ennuis techniques dans la montée du premier col (perte de gourde et chaussette mal positionnée), je réveille nos 4 larrons qui ne nous attendaient pas si rapidement au sommet (le coach avait dit d’être devant, on est devant).

 

                     Il est 5 heures , derniers instants avant le départ...

Le jour se lève sur la montagne, le paysage est magnifique. Nous surplombons de nombreux lacs tous au long du GR10 jusqu’à l’arrivée de la brume et du brouillard vers 10 heures qui ne nous quitterons plus.

J’ai de grosses difficultés à descendre dans les cailloux, les locaux descendent comme des cabris et moi comme un crapaud (on ne se refait pas). Ca mériterait un peu d’entrainement.

Nos groupies sont au complet lors du ravitaillement au pied du pic du midi, cela fait plaisir de voir la petite famille. Pour l’instant, pour les deux coureurs l’ordre de marche est respecté, c’est parti pour environ trois heures d’ascension pour seulement 10 km. Il y a un peu plus de dénivelée qu’à Gétigné.

Je croise Jean Mi au ravitaillement avant l’ascension finale (c’est une boucle), il a eu un coup de barre dans la montée mais la soupe et les quelques mots échangés lui  permettent de repartir pleine balle.


dscn1293-1.jpgNous prenons tous les deux de l’avance sur l’ordre de marche, la descente est rapide. Nous retrouvons nos supporters au ravitaillement de Tournaboup où je ressens une tension palpable  entre eux : l’heure du repas sonnant, l’inimaginable est arrivé, Mitou a oublié l’apéro mais aussi la bouteille de rouge. Les filles sont prêtes  à abandonner la course et c’est après de longues négociations et la promesse de se rattraper le soir que nous arrivons à les remotiver.

Le passage du col de Barèges n’est que formalité (2 heures 30), le gros de la course est derrière nous. Dans nos têtes, nous pensons déjà à l’arrivée, sauf blessure nous serons sur la ligne avant la nuit et la promesse de la(les) bière(s) à Vielle Aure se rapproche.

Il est de tradition de passer la ligne d’arrivée avec la petite famille, c’est plutôt sympa. Pas pour moi car 100 mètres avant la ligne, je décide de finir au sprint (relatif) pour doubler 4 compères sur le fil au grand dame de mes enfants et sous les yeux furibonds de ma femme.

Pour Jean Mi, l’arrivée fut plus traditionnelle avec le franchissement de la ligne avec sa fille Line.

 

 

     Olivier dans la descente vers super-barèges

Notre résultat respectif dépasse nos prévisions, Jean Mi arrive bien avant la nuit (5 minutes) avec 1 heure d’avance sur ces prévisions et une place dans le premier quart alors qu’il visait le milieu.

Moi n’ayant pas de référence, je voulais terminer pour avoir le tee short « finisher »avant la nuit si possible. Je fus très surpris de terminer dans les 100 premiers vu le manque d’expérience en la matière. J’en profite pour remercier Mitou en tant que coach exemplaire et nos 7 groupies pour le réconfort tous au long de notre aventure.

Et c’est en bon gaulois, que nous avons terminé la journée tous ensemble devant un repas constitué de cochon et gervoise à volonté.

                                                                       Olive le rameur

Classement RLA grand raid pyrénées

Grand Raid Des Pyrénées 80km 5000m+ 

618classés/781 partants (Vainqueur Dawa Sherpa en 9h48)

Olivier 57ème en 13h53

Jean Michel B. 173ème en 15h46